WILD SIDE BLOG

Année neuve


Que souhaiter pour 2008 ? Un tremplin vers 2009 ? Mais qui sera encore capable de s'élancer en dehors des grands groupes ?
2007 restera comme une année importante pour le cinéma français et made in USA : de gros succès qui devaient être des triomphes, peu de place pour le reste du monde et un magnifique succès allemand, La vie des autres.

L'ouverture d'esprit pour la lecture des images au cinéma est en train de disparaître, le public s'intéresse à la consommation immédiate et directe, le mois de Janvier annonce déjà deux succès : Astérix et la semaine Télérama.
Le cinéma est un divertissement à part entière, une fois de plus tout le monde veut voir les mêmes films au même moment et les autres cinématographies restent sur les étagères des stocks.
Nous avons mieux protégé le commerce que la culture et l'éducation, nous avons le plus beau et le plus divers parc de salles du monde, mais aujourd'hui les mêmes films sont à l'affiche de toutes les salles, aussi bien celles des gros groupes que des plus indépendantes.
Nos jeunes générations de spectateurs n'ont pas été éduquées et elles ont préféré depuis une dizaine d'années les divertissements liés aux lecteurs vidéo et à Internet. Le numérique ne fera qu'aider la diffusion en réduisant les coûts, les fenêtres des télévisions se rétrécissent alors que le nombre de chaînes explose, le DVD est à bout de souffle alors que des bijoux sont enfin édités, la VOD semble nous ouvrir un autre marché où l'individu n'aura même plus à se déplacer.
La démarche volontariste de se présenter à une caisse de cinéma pour acheter un billet est remplacée par un mouvement de groupe et un cinéma à la carte, cela devient difficile d'affiner son propre goût quand la palette de choix se réduit dans le temps, actuellement nous avons une grande offre de films chaque semaine mais la "durée de vie" pour les insuccès est inférieure à deux semaines - même les programmateurs de salles n'ont plus le temps de voir les films.

Alors oui, lorsqu'on a pris l'élan sur le tremplin, il faudra avoir le vent dans le dos, que le prochain Astérix fasse 10 % des entrées annuelles et que la semaine Télérama nous rassure pour que 2008 s'annonce sous un meilleur augure, et que l'atterrissage se fasse sans trop de casse dans 12 mois.

Depuis toujours, le cinéma est en crise, mais aujourd'hui les salles, les films, les distributeurs, les diffuseurs vivent peut-être un peu trop sur des crédits et l'endettement.
On est passés à une autre ère, le premier siècle du cinéma aura vu les grandes mutations de notre profession dans la salle avec les passages du Noir & Blanc à la couleur, du muet au parlant, les évolution de la qualité du son et de l'image, les évolution du lieu de projection… Mais depuis 10 ans, nous sommes entrés dans le second siècle du cinéma, avec une mutation qui se passe en dehors de la salle.

On fait un très beau métier, mais pas toujours heureux et facile, heureusement les plus beaux films arrivent, car ce sont ceux qui ne sont pas encore tournés et qui naîtront de cette crise perpétuelle dans laquelle l'industrie du cinéma se retrouve éternellement.

Donc, on a encore tout à créer et ce sera toujours la force des gens qui travaillent dans notre beau secteur qui fera les succès.

Donc Bonne Année à tous ! Tout reste à faire !

Miaou !!

Marc-Antoine PINEAU

 

Comme un goût de formatage…



Que se passe-t-il sur mon écran ? Dans ma salle ? Dans mon canapé ?
Qui sont ces gens qui se réunissent à heures fixes, à dates fixes pour retrouver des héros, des personnages qu’ils connaissent déjà par cœur ?
Assurance de la "séquelle" ? Personnages de série devenus plus proches que nos voisins de paliers ? Avons-nous tant que ça besoin d’être rassurés, d’être en pays de connaissance ? La curiosité est-elle un si vilain défaut qu’il ne faut plus qu’elle existe ?
J’ai pourtant toujours cru à sa vertu, comme moteur de la connaissance.
Mais qu’est-elle devenue ?

Le phénomène semble frapper toutes les strates de notre société pourtant si consumériste. Spectateurs, guides, conseillers… Le mal est profond. Les seuls lieux de curiosité cinématographiques seraient-ils devenus les festivals ? Parce que l’entrée est "gratuite" et réservée la plupart du temps à des gens dont les films sont l’outil de travail ? On observe pourtant ce phénomène sur différents médiums :
La photographie (le succès de la rétro Weegee, photographe dont l’intérêt de l’œuvre n’est plus à démontrer mais archi-vu)
La bande-dessinée (le manga et ses innombrables suites, la plupart des BD traditionnelles…)
La TV (les séries TV remplacent doucement mais sûrement les films "de cinéma" dans nos tubes plus si cathodiques…)
La politique (le style décontract’ et proche du peuple, au "parler vrai", se clone bien vite)
Avons-nous aujourd’hui si peur de l’inconnu qu’il ne faille plus se référer qu’au "connu" ? Ne doit-on voir plus loin que sa porte d’entrée fermée à double-tour ? L’Autre est-il devenu si effrayant ?

Est-ce que les frontières du monde se referment peu à peu sur nos cerveaux, mais aussi ceux de nos enfants ? Je n’ai pas les réponses à ces questions si ce n’est qu’elles me font éprouver une frustration immense qui me force à écrire ces quelques lignes. On ne peut nous vendre l’idée d’un monde sans frontières ou presque et dans le même temps accepter l’idée de ne pas voir au-delà de son paillasson. Quelque chose ne va pas. Perdre la curiosité c’est perdre la connaissance. Perdre la connaissance c’ est perdre la voix. Accepter de perdre la voix est rejeter l’idée de la transmission.

Accepterons-nous de laisser nos cerveaux s’atrophier et ceux de nos enfants ne pas atteindre leur taille adulte ?

Les jeux sont ouverts…
Nous n’avons jamais eu accès à tant de choses à la fois. Et n’en avons jamais aussi peu profité…

 

Back on earth



"Wild Side beach" (et les café-clope dehors), c'est bien fini... Joie du Novembre éternel

Quand à la guerre aux fumeurs, on y reviendra : avec la rentrée et son habituel lot de résolutions post-congés, y a un tas de fumeurs du bureau qui reparlent d'arrêter... (ou presque ?).

 

Un seul être vous manque...


... et il n'y a plus de café ! ! !
Le boss, commandeur en chef des précieuses capsules (on sait même pas comment on fait), étant absent, c'est la dèche du café chez Wild Side.
Dur Mardi ;-)

Edit : en fait, il y avait une réserve de secours, dans une cachette secrète connue que de quelques initiés... Mea culpa gratia, tout était prévu.
Du coup, 'vais aller m'faire un café, moi...